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doot

CI

Un squelette trompettiste surgit au hasard sur ton écran, joue son petit air, puis disparaît.

Uniquement du 1er septembre au 31 octobre inclus. Le reste de l'année, le programme tourne mais reste sagement endormi : le squelette range sa trompette.

                                        d    o    o    t   !
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        |      /   \      |            /             \
        |     |=====|     |   ,-------'               |
         \    |||||||========(                        |
          '.  |||||  .'       '------.                |
            '-._____.-'               \              /
             /|     |\                 '--.        ,'
            / |     | \                     '-----'
  • Multiplateforme : Windows 10/11, macOS, Linux (Arch, Debian/Ubuntu, Fedora, openSUSE…)
  • Zéro dépendance : uniquement la bibliothèque standard de Python 3.8+
  • Discret : overlay sans bordure, qui ne vole jamais le focus et — sous Windows — laisse passer les clics de souris. Il ne bloque rien, il fait juste doot.
  • Multi-écrans : les moniteurs sont énumérés pour de vrai (Win32, Wayland, RandR, CoreGraphics), le squelette surgit sur l'un d'eux au hasard, jamais à cheval entre deux dalles ni sous la barre des tâches.
  • Trois façons d'arriver, tirées au sort : il surgit au milieu de l'écran, il y surgit en faisant un tour complet sur lui-même, ou il glisse depuis l'un des quatre bords en pivotant pour avoir les pieds sur le bord d'où il vient — entré par le haut, il arrive tête en bas.
  • Son spatialisé : le doot sort du côté où le squelette est apparu, calculé sur l'ensemble du bureau — collé à droite de l'écran de droite, il sonne franchement à droite.
  • Orchestre polyphonique : une ligne RTTTL donne une voix et un squelette ; chacun hoche sur ses propres notes, sans plafond artificiel de musiciens.
  • Prêt à l'emploi : le squelette et son doot sont livrés avec ; dépose ton propre PNG/GIF ou mp3 pour les remplacer, sans toucher au code.
  • Saisonnier : la fenêtre du 1er septembre au 31 octobre est appliquée par le programme lui-même, pas seulement par le planificateur.

🛑 Au secours, faites-le taire

Pas de panique, rien n'est installé en profondeur et aucun droit administrateur n'a été demandé. Trois niveaux, du plus doux au plus définitif :

doot --stop        # arrête le programme qui tourne, tout de suite
./uninstall.sh     # Linux / macOS : désinstalle tout, y compris le démarrage auto
powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\uninstall.ps1   # Windows

Ajoute --purge (Linux/macOS) ou -Purge (Windows) pour effacer aussi le dossier de données. Tu n'as plus le dépôt sous la main ? Tout se retire à la main :

Système Ce qu'il faut supprimer
Linux systemctl --user disable --now doot.service puis rm -rf ~/.config/systemd/user/doot.service ~/.config/autostart/doot.desktop ~/.local/bin/doot ~/.local/share/doot
macOS launchctl unload ~/Library/LaunchAgents/com.doot.skeleton.plist puis rm -rf ~/Library/LaunchAgents/com.doot.skeleton.plist ~/.local/bin/doot ~/Library/Application\ Support/doot
Windows supprime le raccourci doot dans shell:startup (Win+R → shell:startup), puis les dossiers %LOCALAPPDATA%\Programs\doot et %LOCALAPPDATA%\doot

Envie de le garder mais en plus discret ? doot --min 7200 --max 28800 espace les apparitions de 2 à 8 heures, et --no-sound le rend muet.


Installation

Depuis GitHub, sur les trois systèmes

Les versions sont distribuées uniquement par les releases GitHub. Les canaux PyPI et AUR ne sont plus maintenus. Les scripts ci-dessous installent l'application et le wheel vérifié du moteur, puis configurent le démarrage automatique.

Linux (dont Arch) et macOS

git clone https://github.com/boubou666/doot.git
cd doot
./install.sh

Le script copie le code dans ~/.local/share/doot/app, crée la commande ~/.local/bin/doot, puis configure le démarrage automatique : systemd --user si disponible, sinon une entrée XDG autostart, et un LaunchAgent sur macOS.

Options : ./install.sh --no-autostart, --min 300, --max 1800, --burst-min 2 --burst-max 5 --formation canon (voir Les salves).

Prérequis système (install.sh te le dira si quelque chose manque) :

Distribution Affichage (tkinter) Son (au choix)
Arch/Manjaro sudo pacman -S python tk libpulse (ou alsa-lib), plus mpv pour les mp3
Debian/Ubuntu sudo apt install python3-tk déjà là (paplay / aplay)
Fedora sudo dnf install python3-tkinter déjà là
openSUSE sudo zypper install python3-tk déjà là
macOS brew install python-tk afplay, intégré

Pour lire des mp3 sous Linux il faut un lecteur qui gère le compressé : mpv, ffmpeg (ffplay), sox ou vlc. Les .wav, eux, ne demandent rien : doot les envoie lui-même à PulseAudio, à PipeWire qui en sert l'interface, ou à ALSA, sans passer par un lecteur. doot --status dit laquelle est utilisée.

Arch Linux, via un paquet

Installe d'abord python-desktop-overlay, puis :

cd packaging
makepkg -si
systemctl --user enable --now doot.service

Le projet n'est plus publié sur l'AUR. Le PKGBUILD de packaging/ reste une commodité pour construire localement depuis une release GitHub ; il n'est pas synchronisé vers un dépôt de paquets. Pour les mises à jour automatiques, utilise plutôt install.sh puis doot --update.

Windows

git clone https://github.com/boubou666/doot.git
cd doot
powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\install.ps1

Python 3.8+ est requis (winget install -e --id Python.Python.3.12, en cochant « tcl/tk »). Le script installe dans %LOCALAPPDATA%\Programs\doot, ajoute la commande doot au PATH utilisateur et place un raccourci dans le dossier Démarrage. Aucun droit administrateur, aucun composant système modifié.

Sans installer (test rapide)

uv run --no-project --with "desktop-overlay @ https://github.com/boubou666/desktop-overlay/releases/download/v0.2.1/desktop_overlay-0.2.1-py3-none-any.whl#sha256=c752c46c077390a1f6cc6569dae09df302a2d0810b6a555122366be38928c972" python -m doot --once --ignore-season

Versions

Les évolutions sont consignées dans le CHANGELOG, au format Keep a Changelog. Chaque étiquette vX.Y.Z publie une release automatiquement, avec les notes tirées du changelog et les paquets Python construits.

Mettre à jour

Une fois installé, doot se met à jour tout seul, sur les trois systèmes :

doot --check-update    # dit si une version plus récente existe
doot --update          # récupère, réinstalle, relance le daemon

--update relit la fiche déposée par l'installeur (install.json, dans le dossier de données) pour retrouver d'où le code vient et avec quelles options il avait été installé, puis rejoue l'installeur avec les mêmes réglages. Le daemon est arrêté le temps de l'opération et redémarré derrière.

Deux façons de récupérer le code, dans cet ordre : si le dépôt cloné est toujours là, un git pull --ff-only ; sinon l'archive de la branche principale est téléchargée depuis GitHub. La seconde voie ne demande ni git ni le clone d'origine, donc une installation dont tu as effacé le dossier depuis se met à jour quand même.

Tes sons, tes images et ton journal ne sont pas touchés : ils vivent dans le dossier de données, l'installeur ne remplace que le code.

Si doot a été installé par un gestionnaire de paquets (le PKGBUILD d'Arch, par exemple), --update refuse et te renvoie vers pacman -Syu plutôt que d'écraser des fichiers qui ne lui appartiennent pas.

Utilisation

doot                         # lance le daemon (c'est ce que fait le démarrage auto)
doot --once                  # un doot tout de suite, puis on quitte
doot --once --ignore-season  # idem, même hors saison : pratique pour tester
doot --play spooky-scary-skeletons   # une mélodie en doots (voir --melodies)
doot --rickroll              # raccourci de --play rickroll
doot --melodies              # les mélodies jouables, les tiennes et les fournies
doot --status                # saison, daemon, son et image utilisés
doot --stop                  # arrête le daemon
doot --paths                 # où sont les fichiers
doot --screens               # liste les écrans détectés
doot --check-update          # une version plus récente existe-t-elle ?
doot --update                # met à jour et réinstalle
doot --art                   # imprime le squelette dans le terminal
Option Défaut Description
--min / --max 600 / 3600 bornes du délai aléatoire entre deux doot, en secondes
--burst-min / --burst-max 1 / 1 bornes du nombre de doots enchaînés à chaque déclenchement
--burst-delay 0.6 pause entre deux doots d'une même salve, en secondes
--formation random formation d'une salve : random ou canon (bords et écrans en séquence)
--duration durée du son durée d'affichage, en secondes (au moins 2.8)
--image un PNG/GIF précis à afficher
--no-image force l'ASCII art même si une image est disponible
--scale auto échelle de l'image (par défaut ajustée à l'écran)
--volume 0.55 volume du jingle synthétisé, de 0.0 à 1.0
--opacity 1.0 opacité maximale de l'overlay
--font-size 15 taille du squelette ASCII
--center se pose au centre, au lieu d'une position aléatoire
--slide-chance 0.5 proportion de doots qui entrent par un bord ; le reste surgit au milieu
--side au hasard bord d'entrée : left, right, top, bottom (impose l'entrée)
--slide-ms 420 durée de l'entrée, en millisecondes
--no-slide jamais d'entrée par un bord, tout surgit sur place
--spin ce doot fait un tour complet sur lui-même (impose l'apparition sur place)
--spin-chance 0.25 proportion des apparitions sur place qui font un tour complet
--spin-ms 700 durée du tour complet, en millisecondes
--no-spin jamais de tour complet, le squelette reste droit
--screen random écran d'apparition : random, primary, ou un index (0, 1…)
--no-sound mode muet
--no-pan son au centre, au lieu de suivre la position du squelette
--regen-sound régénère le jingle
--ignore-season ignore la fenêtre saisonnière (tests)
--quiet n'écrit que dans le journal

Les médias

doot est livré avec le squelette et le son qu'on attend : doot/assets/doot.png et doot/assets/doot.mp3, installés d'office. C'est le mème skull trumpet (« doot doot »), qui circule un peu partout depuis 2010 ; il est inclus pour que ça marche du premier coup. Si tu es l'ayant droit et que ça te dérange, ouvre une issue et je les retire.

Trois niveaux de repli, dans cet ordre : tes fichiers → les fichiers fournis → l'ASCII art et le jingle synthétisé maison (harmoniques, vibrato, enveloppe ADSR), utilisés notamment sur un Linux sans lecteur mp3 — le jingle étant un WAV, il part par la sortie native et ne demande donc aucun lecteur.

Mettre les tiens

doot --paths        # affiche les deux dossiers ci-dessous
  • Image → dossier image/ : un .png ou un .gif (les GIF animés sont joués en boucle). Prends une image détourée, à fond transparent : sous Windows le fond disparaît complètement et le squelette flotte sur le bureau. Plusieurs fichiers ? Un est tiré au hasard à chaque apparition.
  • Son → dossier sound/ : .wav, .mp3, .ogg, .flac, .m4a, .opus. L'affichage s'allonge automatiquement pour couvrir toute la durée du son.

Tes fichiers passent devant ceux fournis, et ils sont relus à chaque apparition : tu peux les changer pendant que le daemon tourne. Pour revenir au dessin ASCII et au jingle synthétisé : doot --no-image --regen-sound (ou vide les deux dossiers et supprime doot/assets/).

Les salves

Un déclenchement peut en amener plusieurs. --burst-min et --burst-max donnent les bornes : le nombre est tiré au hasard entre les deux à chaque déclenchement, et --burst-delay règle la pause entre deux doots de la salve.

doot --burst-min 2 --burst-max 5              # de 2 à 5 doots d'affilée
doot --burst-min 3 --burst-max 3              # toujours 3
doot --burst-min 2 --burst-max 4 --burst-delay 1.5   # plus espacés
doot --once --ignore-season --burst-min 4 --burst-max 4   # pour voir tout de suite
doot --once --ignore-season --burst-min 4 --burst-max 4 --formation canon

Par défaut, chaque doot de la salve est tiré indépendamment : son animation (sur place, en tournant, ou par un bord — et lequel), sa position, son écran, son image et son son. Une salve de quatre, ce sont quatre squelettes différents qui arrivent chacun à leur façon, pas la même apparition répétée.

--formation canon transforme la salve en petite parade : les bords suivent le cycle gauche → haut → droite → bas et les écrans disponibles sont parcourus dans l'ordre. Les doots restent séquentiels et --burst-delay donne le tempo. Avec un seul écran, le canon garde son tour des bords ; --screen ou --side peut fixer respectivement l'écran ou le bord, et --no-slide garde uniquement la chorégraphie des écrans.

Les garder au démarrage

Les options ci-dessus valent pour la commande que tu tapes. Le doot lancé à l'ouverture de session, lui, tient sa ligne de commande des installeurs — il faut donc la leur demander :

./install.sh --burst-min 2 --burst-max 5 --formation canon    # Linux, macOS
powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\install.ps1 -BurstMin 2 -BurstMax 5 -Formation canon

Le réglage part dans install.json, la fiche que relit doot --update : il survit donc aux mises à jour. Éditer l'unité systemd, le LaunchAgent ou le raccourci à la main marche aussi, mais la prochaine mise à jour les réécrit — les installeurs les regénèrent depuis la fiche.

Sans ces options, la ligne engendrée est exactement celle d'avant les salves : mettre doot à jour ne fait donc apparaître aucune salve chez personne.

Une salve n'échappe pas à la saison : elle dure — la pause plus la durée d'affichage, autant de fois qu'il y a de doots — et la fenêtre saisonnière peut donc se fermer en plein milieu. Chaque doot revérifie avant de s'afficher, comme le daemon revérifie après chaque attente.

Par défaut --burst-min et --burst-max valent 1 : un déclenchement, un doot, comme avant.

Les trois façons d'arriver

Il y en a trois, tirées au sort à chaque apparition :

  • au milieu, comme depuis toujours : il surgit sur place, à un endroit quelconque de l'écran, droit, en fondu ;
  • en tournant, au même endroit, mais en faisant un tour complet sur lui-même ;
  • par un bord, en glissant depuis l'extérieur.

Une entrée par un bord une fois sur deux par défaut. --slide-chance règle la proportion — 0 pour n'avoir que des apparitions sur place, 1 que des entrées par un bord, 0.8 pour surtout des entrées :

doot --slide-chance 0.8

Le tour complet se partage le reste : un quart des apparitions sur place par défaut, réglable par --spin-chance.

L'entrée par un bord

Le squelette glisse depuis un bord de l'écran jusqu'à sa position de repos. Le mouvement est vif au départ et se pose en douceur — une décélération cubique sur 420 ms par défaut.

L'image pivote pour que son bas se pose contre le bord par lequel elle entre : le squelette a toujours les pieds sur le bord d'où il vient.

Bord d'entrée Rotation Résultat
gauche un quart horaire pieds à gauche, tête vers la droite
droite un quart antihoraire pieds à droite, tête vers la gauche
haut demi-tour pieds en haut, tête vers le bas
bas aucune image droite

Il s'arrête contre ce bord, à quelques pixels près. Il ne s'enfonce pas dans l'écran : ce serait une traversée, pas une entrée.

doot --once --side left      # entre par la gauche
doot --once --side top       # tombe du haut, tête en bas
doot --once --slide-ms 900   # entrée plus lente
doot --once --no-slide       # apparaît sur place, comme avant

Le squelette ASCII, lui, ne pivote pas : des glyphes à chasse fixe tournés d'un quart de tour ne veulent plus rien dire. Il est simplement retourné quand il entre par la droite — les obliques et les parenthèses basculent, et les lettres du doot changent de côté sans cesser d'être lisibles.

Pendant le glissement il n'y a pas de fondu d'apparition : le bord de l'écran révèle déjà le squelette, et les deux ensemble font bouillie.

Le tour complet

Le squelette apparaît sur place, comme d'habitude, et fait un tour complet sur lui-même avant de s'immobiliser — 700 ms par défaut, dans le sens horaire. Il finit droit : le tour se referme exactement là où il a commencé.

C'est la même rotation que celle de l'entrée par un bord, mais étalée dans le temps : les quatre quarts de tour défilent l'un après l'autre.

Avancement Rotation Résultat
0 – ¼ aucune image droite
¼ – ½ un quart horaire tête à droite
½ – ¾ demi-tour tête en bas
¾ – 1 trois quarts tête à gauche

L'image est centrée dans le carré qui la contient : les quatre orientations ont alors la même taille, et la fenêtre ne change ni de dimensions ni de place au milieu du tour.

doot --once --spin           # un tour complet, tout de suite
doot --once --spin-ms 1500   # un tour bien plus lent
doot --spin-chance 1         # toutes les apparitions sur place tournent
doot --no-spin               # jamais de tour, comme avant

Il ne se cumule pas avec l'entrée par un bord : l'image y est déjà pivotée pour poser les pieds contre le bord, et la faire tourner en plus lui ferait perdre le seul repère de l'arrivée. --spin impose donc l'apparition sur place, et demander --side en même temps est refusé.

Il demande une image PNG : les GIF animés et le squelette ASCII restent droits, faute de pouvoir être pivotés (doot/png.py ne décode pas les GIF, et des glyphes à chasse fixe tournés d'un quart de tour ne veulent plus rien dire).

Les mélodies

doot --melodies                        # ce qui est jouable
doot --play spooky-scary-skeletons     # une mélodie fournie, tout de suite, puis on quitte
doot --rickroll                        # raccourci de --play rickroll
doot --play ~/sonneries/tetris.rtttl   # n'importe quel fichier RTTTL
doot --play rickroll --transpose -3    # trois demi-tons plus bas

Le squelette surgit et joue une mélodie en doots. Un seul son, celui du doot.mp3 fourni : le coup de trompette est isolé (doot/assets/doot-note.wav, 265 ms, un ré5) puis relu plus ou moins vite pour chaque note, comme une bande qu'on accélère — un demi-ton, c'est 2^(1/12) fois plus vite. Rien n'est synthétisé, tout le timbre vient de ce seul doot.

Une note plus longue que le coup de trompette est tenue comme le ferait un sampleur : l'attaque telle quelle, puis la partie stable du son bouclée en fondu enchaîné autant qu'il faut, puis la finale — le « t » du doot. Sans ça, une blanche serait un toot suivi d'un silence, et un riff de sax deviendrait du morse.

Cinq mélodies sont fournies :

  • rickroll, le refrain de Never Gonna Give You Up en la♭ majeur comme le disque, avec sa synthé-basse syncopée en seconde voix ;
  • spooky-scary-skeletons — le riff d'intro, les couplets et le pont d'Andrew Gold, en si mineur, relevés sur un arrangement piano (Online Sequencer #32991) : la voix du dessus de la main droite et les fondamentales des accords en seconde voix, ralenties à 135 BPM parce qu'à la vitesse du disque les doots se marchent dessus ;
  • careless-whisper, le riff de sax de George Michael et la basse électrique du même MIDI (quantifiés à la double-croche, 76 BPM), une quarte plus haut que le disque : le si♭3 du riff n'existe pas en RTTTL, et sol mineur tombe pile dans la fenêtre où le doot sonne bien. --transpose -5 pour la tonalité d'origine ;
  • megalovania (Undertale — un squelette, forcément) : le riff quatre fois, puis les deux thèmes avec leur basse en seconde voix, relevés sur Online Sequencer #973167 ;
  • this-is-halloween (L'Étrange Noël de Monsieur Jack) : l'ostinato d'intro, le couplet et « This is Halloween » deux fois, relevés sur Online Sequencer #3005280.

Le format : RTTTL

Les mélodies sont des fichiers RTTTL, le format des sonneries Nokia. Rien à inventer : des milliers de morceaux existent déjà sous cette forme, ils se collent tels quels dans un fichier .rtttl du dossier melodies/ (doot --paths), et doot --play nom-du-fichier les joue. Un fichier à toi qui porte le nom d'une mélodie fournie la remplace, comme un son ou une image.

Une ligne est une voix. Pour jouer plusieurs notes en parallèle, mets autant de sonneries RTTTL complètes que tu veux, une par ligne, toutes au même tempo. Les voix sont additionnées et chacune est ramenée à 1 / nombre_de_voix : le mix ne sature pas, quel que soit le nombre de voix. Chaque ligne affiche aussi son propre squelette, qui hoche uniquement sur ses notes. Ils partagent un seul overlay transparent, se rangent automatiquement en grille et se réduisent si nécessaire : il n'y a pas de plafond artificiel. Les lignes vides et celles qui commencent par # sont ignorées.

# Melodie et basse, ensemble a 120 BPM
Melodie:d=8,o=5,b=120:c,d,e,g
Basse:d=4,o=4,b=120:c,g
  • d : durée par défaut (1 ronde, 2 blanche, 4 noire, 8 croche, 16, 32)
  • o : octave par défaut (a4 = 440 Hz ; la norme dit 4 à 7, doot accepte 1 à 8, les basses d'un riff descendant volontiers sous le do4)
  • b : tempo, en noires par minute
  • puis chaque note : [durée]nom[#][octave][.]4e6. est une noire pointée de mi6, 8p une croche de silence, le point allonge de moitié et se lit aux trois places où on le rencontre (8.f, 8f., 8f5.)

Une mélodie écrite trop haut ou trop bas ferait un écureuil ou un tuba : elle est ramenée par octaves entières au plus près du ré5 du doot (le milieu de son ambitus), ce qui ne change pas sa tonalité. --transpose N décale ensuite de N demi-tons. Les mélodies fournies restent dans une plage où le squelette garde sa voix de squelette.

Le hochement

À chaque coup le squelette de la voix concernée hoche la tête : l'image se penche de 7° vers la gauche en grossissant de 6 %, autour du poing qui tient la trompette, puis se redresse en 180 ms. Les trois étapes sont dessinées une fois pour toutes sur une toile commune, assez grande pour la plus penchée, et aucune fenêtre ne bouge.

Le concert se donne sur place et debout : ni entrée par un bord, ni tour complet. Les musiciens sont regroupés dans un seul overlay, en grille adaptée à l'écran. Les images PNG se penchent indépendamment ; l'ASCII art fait voler les lettres du bon squelette à chaque coup ; un GIF animé garde sa propre animation. La mélodie est rendue en un seul WAV, puis jouée une seule fois par le lecteur habituel, donc spatialisée comme le reste. Même règle de saison que --once.

Le son spatialisé

Le doot sort du côté où le squelette est apparu. La position est calculée sur tout le bureau virtuel, pas sur un écran isolé : avec deux dalles côte à côte, un squelette collé au bord droit de celle de droite sonne franchement à droite, et pas au centre comme s'il était seul au monde.

Le canal dominant reste à plein volume, seul le canal opposé est atténué. Un doot centré rend donc exactement le son d'origine, sans les 3 dB qu'un panoramique à puissance constante lui aurait coûtés.

Comment c'est appliqué, selon ce que la plateforme sait faire :

Format Windows macOS Linux
.wav panoramisé dans les échantillons idem idem
.mp3 et compressés volume par canal via MCI non spatialisé mpv ou ffplay si présent, sinon non spatialisé

Les WAV sont traités par doot lui-même. Sous Linux il les envoie aussi lui-même à PulseAudio, à PipeWire qui en sert l'interface, ou à ALSA : aucun lecteur n'intervient, donc rien ne peut diverger entre le calcul et la restitution. Pour les formats compressés il faut un intermédiaire capable de panoramiser : MCI sous Windows, un filtre pan sous Linux. Quand rien ne sait, le son est joué au centre plutôt que pas du tout.

--no-pan désactive tout ça.

Où sont les fichiers

doot --paths affiche tout. Par défaut :

Système Dossier de données
Linux ~/.local/share/doot
macOS ~/Library/Application Support/doot
Windows %LOCALAPPDATA%\doot

Il contient image/ et sound/ (tes médias), doot.wav (le jingle en cache), doot.log (le journal) et doot.pid.

Dépannage

Rien ne s'affichedoot --status. Si tkinter manque, installe le paquet du tableau ci-dessus. Sous Wayland, l'overlay passe par XWayland ; si ton compositeur le refuse, lance la session en X11 ou utilise --center.

Pas de sondoot --status donne les deux lignes qui comptent, la sortie native et le lecteur. Les .wav ne demandent que libpulse ou alsa-lib, qui sont là dès qu'une pile audio l'est. Les mp3 et autres formats compressés demandent en plus un lecteur capable de les décoder : mpv, ffplay, play ou cvlc. Sans rien du tout, doot s'affiche en silence plutôt que de planter.

Mon image ne s'affiche pas → tkinter ne lit que le PNG et le GIF. Convertis ton jpg/webp, par exemple avec ffmpeg -i image.webp image.png. Une image illisible fait simplement revenir l'ASCII art.

Il n'apparaît que sur un seul écrandoot --screens liste ce que doot détecte. Sous Wayland, doot parle à ton compositeur et pose le squelette sur la sortie voulue, à condition qu'il gère wlr-layer-shell. Vérifié sur Hyprland ; Sway et river l'implémentent aussi, KDE également même si son comportement sur les marges négatives du glissement n'a pas été vérifié. GNOME ne l'implémente pas. Sinon doot repasse par X11, où il interroge RandR directement sur la socket, sans rien à installer. Sous GNOME Wayland, XWayland impose sa propre disposition et la cible n'est pas garantie ; fixe-la avec doot --screen 0. Avec des écrans à facteurs d'échelle différents sous Windows, la position peut se décaler un peu : --screen primary évite le problème.

Le fond n'est pas transparent (Linux) → il faut un compositeur actif (picom, KWin, Mutter…). Sinon le squelette s'affiche sur un fond sombre.

Ça ne se déclenche jamais → on est peut-être hors saison. doot --status te dit la date de réouverture. Pour vérifier que tout marche : doot --once --ignore-season.

Le daemon ne redémarre pas à la sessionsystemctl --user status doot (Linux), launchctl list | grep doot (macOS), ou vérifie le raccourci dans shell:startup (Windows).

Tests

La suite est en unittest, donc elle tourne sans rien installer :

python -m unittest discover -s tests -v

Elle couvre les bornes de la saison, le placement multi-écrans, la synthèse du jingle et le choix du son. Les tests du décodeur PNG comparent sa sortie à celle de Pillow, octet pour octet, sur neuf variantes de fichier (RGBA, RGB, gris, gris+alpha, palette 1/2/4/8 bits, avec et sans tRNS) ; ils se mettent en pause si Pillow ou doot/png.py est absent :

python -m pip install pillow    # pour activer les tests PNG

La CI rejoue tout ça sur Linux, Windows et macOS à chaque push et chaque pull request, vérifie qu'aucun doot ne s'affiche hors saison, et contrôle la syntaxe des quatre installeurs.

Comment ça marche

Fichier Rôle
doot/season.py la fenêtre 1er septembre → 31 octobre
doot/art.py l'ASCII art et les images de l'animation
doot/image.py le choix du PNG/GIF déposé par l'utilisateur
doot/screens.py l'énumération des écrans (Win32 / RandR / CoreGraphics)
doot/wayland.py l'overlay natif Wayland, en layer-shell
doot/overlay.py la boucle d'animation, partagée par les deux overlays
doot/sound.py synthèse du jingle, durée et lecture selon l'OS
doot/melodie.py les mélodies en doots : lecture RTTTL, accordage et rendu
doot/audio.py la sortie audio native (PulseAudio/PipeWire, ALSA)
doot/window.py l'overlay tkinter, la transparence, le fondu
doot/cli.py la CLI, la boucle aléatoire, l'instance unique

Le daemon tire un délai au hasard entre --min et --max, dort, vérifie que la saison est toujours ouverte, affiche la salve du déclenchement (un seul doot par défaut, sinon un nombre tiré entre --burst-min et --burst-max), recommence. Hors saison, il se contente de revérifier la date toutes les heures.

Licence

Le code est sous licence MIT, ainsi que l'ASCII art et le jingle synthétisé, qui sont originaux.

Les fichiers de doot/assets/ sont l'exception : le mème skull trumpet n'est pas de moi et n'est pas couvert par la licence MIT du projet. Il est inclus par commodité ; retire-le si ton usage l'exige, et les médias que tu ajoutes toi-même restent soumis à leurs propres droits.

About

Un squelette trompettiste qui surgit au hasard sur ton ecran, du 1er septembre au 31 octobre. Windows, macOS, Linux (Arch inclus). Zero dependance.

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